Un théâtre magique, pas celui du loup des steppes, mais il sacrifie quand même la raison...

Un théâtre magique, pas celui du loup des steppes, mais il sacrifie quand même la raison...
On est là. Le regard vide. Un regard qui ne regarde rien.On est perdu, absorbé par des pensées.On reste là, sans bouger, sans parler, inerte.Les choses avancent, elles.On à plus l'energie de courir.Courir aprés quoi? Et personne ne peut rien y changer.Certains sont toujours présents, on ne peut que les remercier. Mais on reste seul,en vérité. Veut-on être seul?Est-ce le seul moyen que l'on à pour cacher aux autres le drame, la tragédie du théâtre interieur?Qui est le metteur en scène?Enlevons ces fards, accessoires, costumes...A partir de là, à qui doit-on s'interresser, l'acteur, oû le personnage?
N'y a-t-il pas un moment oû les deux sont intimement liés? Arrive-t-on alors à discerner l'un de l'autre?
Trop de questions. Mais on a pas l'énergie pour y répondre.



(tableau : "le Cri" de Munch...)

# Posted on Saturday, 08 October 2005 at 6:22 PM

Edited on Tuesday, 05 June 2007 at 3:50 AM

psyche...

psyche...
On est là, à se regarder dans un mirroir. Peut-on vraiment dire "SE regarder"? Aprés tout on ne reconnait pas le reflet.Il ne colle pas à soi. a vrai dire, on ne peut même pas imaginer avoir un reflet. Un vampire tout droit sorti de l'imagination de Bram Stocker? Vraisemblablement, non. On regarde juste le reflet comme si l'on se tenait en face de quelque chose d'étranger, de repoussant.Intolérance extrême aprés un moment de profonde angoisse.On le deteste et le mot "haïr" prend soudain un sens.On cherche dès lors un moyen de le detruire, d'agir sur lui. Narcisse est tombé amoureux de son image. L'a-t-il vue comme si elle était la SIENNE? Ou bien, n'en a-t-il pas eu conscience?

L'amour et la haine sont proches...

# Posted on Saturday, 08 October 2005 at 6:59 PM

Edited on Saturday, 08 October 2005 at 7:31 PM

On voyage en train

On voyage en train
On ne sait pas si c'est le train qui avance ou si c'est le paysage qui bouge.Quoiqu'il en soit,on reste assis dans un siège à regarder sans voir.Immobile, on éprouve une sensation de mouvement.On attend, sans rien savoir de ce qui nous attend, mais on attend.
Train à destination perdue, les cieux, Dachau, la lune, un trou noir, un espace hors du temps, le centre de la terre, une autre dimension, le fin fond de soi...
Destination inconnue.

# Posted on Saturday, 08 October 2005 at 7:20 PM

Qui est-on?

Qui est-on?
On est.On ne sait pas qui, mais on est. "Connais-toi toi même" a dit un certain philosophe (il est trop difficile de retrouver qui a dit cela, dans cette mémoire desorganisée, destructurée, qui obéit à des règles inconnues)C'est difficile. Possible?
On est seulement sûr qu'il existe un écart énorme entre ce que les gens pensent connaitre ,autrement dit ce que l'on laisse paraître, et ce que l'on est au fond.Y est-on pour quelque chose? Probablement.
On en souffre.
On en jouit.
La vie secrète que l'on possède est la seule qui nous appartienne vraiment.Seulement, on ne la partage avec personne, si ce n'est avec soi-même. Narcisse, es-tu là?
On en jouit.
On en souffre.

# Posted on Saturday, 08 October 2005 at 7:50 PM

Entre enfance et age adulte, que doit-on choisir?

Entre enfance et age adulte, que doit-on choisir?
On veut être mature.
Mais on est trés adolescent.
On ne veut pas être mature.
On reste trés adolescent.
Vivre vite mourir jeune. Ne pas vieillir. Un état d'esprit que le mouvement punk a bien utilisé.
Pourtant on veut être mature.
Faut-il vraiment grandir?
La puissance est-elle dans le devenir?

# Posted on Saturday, 08 October 2005 at 8:05 PM